Accueil Les livres commentés Détails - Fuck America

Les derniers livres commentés

La nuit des béguines – Aline Kiner – Liana Levi
Trust – Hernan Diaz – L'Olivier – traduction Nicolas Richard
Croire aux fauves – Nastassja Martin – Verticales


lors de la rencontre du 7 mai 2024
 

Les prochaines lectures

Le nouveau – Keigo Higashino – Actes sud
     traduction Sophie Rèfle
Secret de Polichinelle – Yonatan Sagiv – L'antilope
     traduction Jean-Luc Allouche
Le chant des innocents – Piergiorgio Pulixi – Gallmeister
     traduction Anatole Pons

pour le club de lecture du 25 juin 2024



Tous les livres commentés

Ouvrage 

Titre:
Fuck America
Auteur:
Hilsenrath (Edgar)
Edition:
Le Nouvel Attila
Réunion du:
22.09.2009

Commentaire

fuckamerica

Traduction Jörg Stickan

 

Edgar Hilsenrath raconte par la bouche de Jakob Bronsky son histoire de juif allemand, émigré aux Etats-Unis plusieurs années après la guerre. Le narrateur mène une vie de misère, survit grâce à des petits boulots et essaie d'écrire le roman de son histoire, roman intitulé "Le Branleur".

 

C'est tour à tour très drôle et profondément dramatique. De l'humour, il y en a dans le fabuleux échange de lettres avec le Consul général des Etats-Unis d'Amérique, au début, ou dans les combines de survie, truculentes. Le tragique revient avec la vie difficile des émigrés aux Etats-Unis – qu'est-ce qu'on vient faire là maintenant, le pire est passé – mais surtout avec l'évocation de la Shoah, notamment dans les derniers chapitres. C'est pour le narrateur si difficile à appréhender qu'il s'invente des vies différentes, avec le point de vue de l'enfant qui meurt et de l'enfant qui vit, l'enfant qui dit "je suis vivant et mort".

 

Le style est fort, expressif, cru sans être grossier, d'une grande inventivité. Le style pourrait être anglo-saxon alors que l'auteur écrit en allemand. L'écriture n'hésite pas devant la répétition, nombre de dialogues reprennent mot pour mot l'énoncé du locuteur précédent. Les recherches typographiques participent au réalisme pour ajouter à la colère ou l'indignation. C'est ainsi une réflexion continue sur l'utilisation de la langue. D'autant que la force du roman est dans la détermination vitale du narrateur à écrire son histoire, à rendre la Shoah à travers la fiction.

 

Si le titre ou la couverture ont pu faire hésiter quelques lecteurs, ils se sont rapidement rendus à l'avis général : un grand, un excellent livre !

Bannière
Copyright © 2024 120 Grand'Rue. Tous droits réservés.
Joomla! est un logiciel libre sous licence GNU/GPL.
 

Les actus

Lire ...et aussi écrire
        plume
----------------------------- 

Mise à jour le 25/05/2024