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Ouvrage 

Titre:
Le bureau des jardins et des étangs
Auteur:
Decoin (Didier)
Edition:
Stock
Réunion du:
14.03.2017

Commentaire

lebureaudesjardinsetdestangs

Ecrivain et scénariste, lauréat du prix Goncourt en 1977, Didier Decoin est aujourd'hui membre de l'Académie Goncourt.

"Le bureau des jardins et des étangs" nous emporte dans le Japon du XIIe siècle, à travers l'histoire d'un pêcheur de carpes, Katsuro, le meilleur de son village. Il est chargé d'apporter régulièrement les plus beaux spécimens à la cour de l'Empereur, à des centaines de kilomètres de là. Au décès de Katsuro, sa femme Miyuki décide d'apporter elle-même les carpes pour sauver l'honneur du village.

 

Miyuki trouve dans le souvenir des moments passés avec son mari le courage d'effectuer ce long voyage et d'affronter ses nombreuses péripéties. On apprend ainsi quantité de choses sur le Japon de cette époque, autant par la vie conjugale des deux époux que par les incidents du voyage. Et l'on s'accorde assez facilement sur l'intérêt et le plaisir de cette évocation.

 

L'unanimité des lecteurs en reste là. Les plus mesurés ont bien apprécié, notamment la sensualité des scènes, l'évocation de la nature, arbres et animaux, la présence de la couleur, … tout en émettant quelques réserves : des longueurs dans le parcours de Miyuki, des personnages un peu caricaturaux, l'aspect pas forcément compréhensible du concours d'odeurs à la fin du livre.

 

Mais la majorité des lecteurs est d'un avis plus tranché.

 

Ecoutons tout d'abord ceux qui n'ont pas aimé – du tout : "C'est un livre macho, cette fille avait un mari du double de son âge, elle fait tous les efforts possibles pour remplir sa tâche, et l'auteur la fait mourir à la fin ; On a l'impression de morceaux collés ensemble sans réelle cohérence, ça ne prend pas ; C'est insignifiant, profondément inessentiel."

 

Et pour finir ceux qui ont aimé – voire adoré : "C'est formidable, voilà un livre où l'on sent. On sent les corps, les odeurs, l'eau, la viscosité, la boue ; C'est un conte, il suffit de se laisser porter, transporter ; La sensualité est dans les corps mais aussi dans les odeurs, dans les matières et les couleurs ; Un concours de parfum, n'est-ce pas merveilleux ? De même que les douze kimonos superposés, douze épaisseurs de soie de couleurs différentes, formant le plus beau des camaïeux."


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Mise à jour le 24/11/2021