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Après l'annulation de la rencontre du 17 mars 2020,
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Ouvrage 

Titre:
Le champ
Auteur:
Seethaler (Robert)
Edition:
Sabine Wespieser
Réunion du:
17.03.2020

Commentaire

le-champ

Traces de lectures : des lecteurs ont bien voulu nous faire part de leur avis, le débat de vive voix ayant été rendu impossible par la pandémie.


Comme d’habitude j'ai eu beaucoup de plaisir avec Seethaler. J'avais lu "Le Tabac Tresniek" et "Une vie entière". Il m'évoque la nostalgie du passé en Europe centrale germanique, l'accent plus modeste des écrivains de la Mittel Europa, surtout ses personnages sont humbles, ballotés par l’histoire. Pour "Le Champ" c'est radical, c'est l'évocation de toutes les voix qui se sont tues mais qui importent tant. (SGa)

 

J’ai beaucoup aimé ce livre tout en douceur et en finesse. Tous les personnages sont, à leur manière, touchants. Et le vieil homme qui leur rend visite tous les jours aussi. Ces petites vies de gens "de peu" décrivent l’ambiance du village. Sous forme de petites nouvelles c’est très agréable à lire, une belle langue. Une belle découverte. (MWe)

 

Touchante et sensible la façon dont les morts parlent et racontent des bribes de leur vie, la façon dont émerge aussi la vie d'un village. Assez mélancolique, dans le peu qui fait (ou reste d') une vie, vue depuis le cimetière. Manque toutefois un peu d'épaisseur, de densité. (CSc)

 

J'ai lu "Le Champ" dans le contexte terrible de l’explosion du Covid, et ne peux pas vraiment en parler, j’étais "ailleurs" ; j’en garde un souvenir plutôt diffus, une écriture douce et tendre, des portraits originaux par leur "cadrage" et une bienveillance de la part de l’auteur pour ces/ses personnages. (FWa)

 

C’est depuis « le champ » c’est-à-dire le cimetière que se racontent les habitants de Paulsatdt, petite ville qui avec sa Marktstrasse constitue le lien qui les a parfois unis ou réunis.

On se glisse facilement dans la vie des personnages grâce à l’approche empreinte d’humanité de l’écriture, la mise en lumière sensible de détails de la vie quotidienne et plus que tout l'habileté que déploie l’auteur pour décrire les liens entre les personnages, les animosités surgissantes, les indifférences ou les malentendus, la vanité de la vie mais aussi les bonheurs inattendus.

Si quelques-uns de ces personnages tels Martin Reynart (mort dans un fossé) ou Bernard Silbermann m’ont davantage touchée, j’ai assez vite oublié les perdants de Paulstadt, probablement par ce qu’ils sont perdants mais … les autres personnages se sont eux aussi très vite estompés. (AMFF)


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Mise à jour le 01/07/2020