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Ouvrage 

Titre:
Dans l'ombre de la lumière
Auteur:
Pujade-Renaud (Claude)
Edition:
Actes Sud
Réunion du:
30.04.2013

Commentaire

danslombredelalumiere

Claude Pujade-Renaud a pris le parti de restituer certaines époques de l'histoire en donnant la parole aux femmes qui ont vécu dans l'ombre de grands hommes. Chers disparus évoque des grands écrivains, Le désert de la grâce reconstitue l'époque de Port Royal. Dans ce dernier livre elle fait parler la femme qui a partagé la vie de Saint Augustin pendant quinze ans, la femme sans nom des Confessions.

 

Par cette façon d'aborder l'histoire, Claude Pujade-Renaud livre un très beau récit, très bien écrit, où les personnages prennent chair et deviennent vite très attachants. Elissa – c'est le nom que l'auteur lui a donné – est une femme simple mais délicate, une femme amoureuse. C'est à travers son regard que nous découvrons Augustin, ses compagnons et sa mère, la terrible Sainte Monique. Ceux qui connaissent la biographie de référence de Saint Augustin ou qui se sont précipités sur Les Confessions confirment : tout est juste.

 

Si l'on s'abstrait du cadre historique et géographique, cela devient une histoire d'amour intemporelle, une histoire très simple entre un garçon et une fille, qui se termine avec le sacrifice de la fille à un beau mariage. Une histoire d'amour avec des doutes et des interrogations classiques : Augustin aimait-il encore Elissa tout en se soumettant aux vœux – ou plutôt aux injonctions ! – de sa mère ? La séparation a-t-elle été un déchirement pour lui aussi ? N'a-t-il pas vu au début le problème social ? Il nous manque son point de vue – à écrire, pourquoi pas ?

 

Certains lecteurs trouvent qu'Elissa parle peu de la perte de son enfant et de la rupture avec Augustin, et regrettent de ce fait un manque de densité dans les temps forts, traités trop brièvement à leur goût. Pour les autres c'est tout simplement de la pudeur. A ces divergences près, l'unanimité se fait autour du récit et des beaux personnages, tous attachants, tels le copiste Silvanus et sa femme Victoria, ou encore la mère et la fille recueillies par Elissa. Unanimité aussi sur quelques beaux moments comme ceux passés par Elissa dans l'atelier de poterie, et sur le côté très sensuel de l'écriture : on sent le froid, la chaleur, la grisaille, l'éclat de la lumière.

 

Une très agréable façon d'apprendre ou de réapprendre l'histoire.

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Mise à jour le 14/11/2018